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LE PROGRAMME mars 2020

Développement Durable, Autonomie Energétique, Transition Ecologique, Résilience

 

Article paru le 16/04/2020

 

        Ces termes sont entendus de plusieurs années, cités par les médias, par les lanceurs d’alertes, par les scientifiques et plus récemment par les personnalités publiques et politiques.

Et c’est tant mieux !

 

Mais ces termes sont obscurs quand on ne les place pas dans un contexte, quand on ne les explique pas et surtout tant quand on ne les met pas en pratique.

 

Si vous le voulez bien, je vous propose de jouer à les expliquer. Chacun est libre de poursuivre, de découvrir le contenu de cet article où de s’arrêter, peut-être pour un moment, peut-être parce vous savez déjà, peut-être parce que vous n’avez pas le temps ou l’énergie de vous y consacrer. Chacun est libre et a ses propres priorités.

 

J’annonce ce qui va suivre comme un jeu, parce que pour jouer il faut être plusieurs. Pour jouer il faut mobiliser son esprit et parfois son corps et surtout parce que jouer c’est s’adapter à une situation et s’inspirer des expériences qu’on a déjà vécues.

 

Commençons par la fin ! Le jeu pour moi sera de partager plusieurs définitions de la « Résilience ».

Le jeu pour vous sera de réfléchir à celle qui vous inspire le plus.

 

         Ce que nous dit le Dictionnaire Larousse :

 

Résilience, nom féminin ,  « Caractéristique mécanique définissant la résistance aux chocs d'un matériau.

  • Psychologie :  Aptitude d'un individu à se construire et à vivre de manière satisfaisante en dépit de circonstances traumatiques.
  • Écologie : Capacité d'un écosystème, d'un biotope ou d'un groupe d'individus (population, espèce) à se rétablir après une perturbation extérieure (incendie, tempête, défrichement, etc.).
  • Informatique : Capacité d'un système à continuer à fonctionner, même en cas de panne. »

 

         Ce que Serge Tisseron en dit : https://sergetisseron.com/blog/vous-avez-dit-resilience/

 

Le mot de « résilience » est largement utilisé aujourd’hui dans tous les domaines. […]

Dans un premier temps, les pionniers de la résilience en ont fait une qualité personnelle. Leurs travaux ont eu l’immense mérite d’attirer l’attention sur la possibilité de surmonter de graves difficultés dans des conditions a priori hostiles. Mais cette approche a fait courir le risque de diviser l’humanité en deux : ceux qui seraient résilients… et les autres.  […]

La résilience a ensuite été définie comme un processus, facilité par ce qu’on a appelé « les facteurs de résilience ». Dans cette perspective, chacun peut devenir résilient à condition d’y être aidé. Mais sur ce chemin, un autre danger guettait : celui de penser que tout le monde allait construire sa résilience en suivant les mêmes étapes, comme si celle ci avait un chemin balisé. […]

 

Enfin, la troisième vague de la résilience a rompu avec les approches précédentes en la considérant comme une force – ou si on préfère une aptitude – que chacun possède à un degré ou un autre. C’est une puissance intérieure qui pousse à grandir et se développer quoi qu’il arrive, bien proche de ce que d’autres nomment l’Instinct de vie. Ses causes sont multiples et la résilience psychique trouve sa place dans une définition plus large : tout ce qui nous entoure a une dynamique qui le pousse à grandir et à s’organiser autant qu’à se désorganiser et à péricliter, et c’est cette capacité qu’il nous faut renforcer en nous contentant de lever les obstacles qui s’y opposent.

 

         Et pour finir la définition qu’en ont certains de mes proches :

« Tu ne vas quand même pas te mettre à vivre comme une hippie, à t’éclairer à la bougie et à renoncer à tout confort ? »

 

Je ne vous donnerai pas ma réponse, puisque nous sommes tous différents et plaçons tous le marqueur « résilience » là où nous le pouvons. Je vous donnerai juste quelques exemples de ce que j’ai mis en place ou changé dans mon quotidien depuis bientôt 7ans, déclenché par l’arrivée de mon 1er enfant :

J’ai appris à faire pousser des tomates, des courgettes, des pommes de terre, des radis, des salades. A entretenir framboisiers, groseilliers, muriers. Je mets à disposition de mes voisins les kgs de noisettes, noix et raisins qui ne seront pas mangés et je récupère chez d’autres voisins des pommes et des cerises.

J’ai supprimé le jetable de mon quotidien. J’ai cousu de petits cotons lavables, au départ pour le change de mes enfants, puis pour me démaquiller ou les débarbouiller après une glace au chocolat ! Je m’approvisionne avec des sacs à vrac ou des bocaux en verre. J’ai banni les bouteilles en plastique, dans la cuisine comme dans la salle de bains. J’ai installé un composteur et depuis peu nous avons des poules. Je ne sors ma poubelle que toutes les 3 semaines. Je covoiture deux fois par semaine. Je privilégie les circuits-courts, du producteur au consommateur et je suis adhérente auprès d’une AMAP. J’achète des jouets et des vêtements de seconde main. J’ai Netflix, un téléphone portable, un ordinateur portable, une console de jeux, je suis chauffée à l’électrique et au poêle à bois, j’ai prévu de prendre l’avion l’année prochaine.

Il n’y aucun intérêt à faire valoir une forme de perfection au travers d’un renoncement quasi-total. Rien de bon ne sort de la frustration. Ce confinement, ce ralentissement de nos vies à 100 à l’heure, permet de réaliser que certaines habitudes ne sont finalement pas vitales alors que d’autres aspects de nos vies, s’alimenter, se sociabiliser, se promener dans la nature, sont ressentis comme des manques.

 

J’anticipe l’avenir et je le préserve, pour moi et les générations futures. Je fais, à mon échelle et je partage mes réussites comme mes difficultés. Finalement… la voilà… ma définition de la Résilience.

 

Article pensé et rédigé pour vous par Stephanie Apostoly