Contact :

Nos publications

ensemble pour Vexin-sur-Epte

    Compteur de visite

eve27630@yahoo.com

Eve27630 flyer num1 20191103
421 KB
Eve27630_flyer_num1_20191103.pdf

ensemble pour Vexin-sur-Epte

Flyer_1_novembre2019

compteur site web html
Eve27630 programme 2pages 20191218
457 KB
eve27630_programme_2pages_20191218.pdf

LE PROJET décembre 2019

Lettre de candidature aux habitants
393 KB
Lettre_de_candidature_aux_habitants.pdf

LA LETTRE DE CANDIDATURE

Eve27630 flyer reunions publiques
1.24 MB
Eve27630_flyer_reunions_publiques.pdf

Flyer_2_février2020

Eve programme 2020
41.2 MB
eve_programme_2020.pdf

LE PROGRAMME mars 2020

Sujet d’actualité, Focus sur le livre « Résilience Alimentaire et Sécurité Nationale » de Stéphane LINOU

 

Article du 20/04/2020

 

Ce n’est pas à proprement parler un livre ou un roman. Cet ouvrage est la reproduction fidèle du mémoire de recherche qu’il a présenté devant jury fin janvier 2019. Ouvrage pour lequel il a été fortement encouragé, autant par des services de l’Etat que par le monde agricole, de l’alimentation, des risques, des universités ou de la société civile, pour qu’il soit publié et mis à la disposition du grand public.

 

Je vous cite un passage qui met bien en lumière le sujet de cet ouvrage :

 

« Il semble que nous ayons à faire à un aveuglement face à la vulnérabilité de l’approvisionnement alimentaire… C’est d’autant plus curieux que… garantir les conditions d’un minimum de sécurité alimentaire était un pilier de la légitimité des « ancêtres » des maires d’aujourd’hui, les consuls au Moyen Âge dans le Midi… Dans cette logique, celle-ci devrait répondre aux besoins par une chaîne résiliente, allant du foncier au consommateur, en passant par la production, les producteurs, le stockage, la transformation, les transports et la distribution… Il serait ainsi peut-être temps de s’interroger sur cet élémentaire « talon d’Achille alimentaire » où même les campagnes sont actuellement incapables de subvenir à l’alimentation des ruraux. En effet, l’époque où les fermes étaient nombreuses, autonomes et diversifiées, est révolue et fait désormais partie de l’album rassemblant les images d’Epinal.

 

Nous avons commencé par « courir » après la nourriture (chasse et cueillette), puis, afin de commencer à sécuriser son accès, nous l’avons produite autour de nous (invention de l’agriculture au Néolithique). Ensuite, pour la sécuriser, nous nous sommes regroupés en communautés. Et aujourd’hui ? C’est la nourriture qui « vient » à nous, sans que l’on s’inquiète vraiment du « comment ? » et du « jusqu’à quand ? ». Ainsi, production et consommation n’étant plus territorialisées, nos territoires, même ruraux, sont « alimentairement malades » car non autonomes, mais « tiennent » car « perfusés » par les camions de la grande distribution. Hélas, cette dernière n’a que quelques jours de stocks et ceux-ci font l’objet d’une traque quotidienne par les enseignes car leur maintien leur coûte…

 

Un premier réflexe pourrait nous faire dire que les « autorités », dont l’Armée, ont des stocks pour la population : j'ai toujours eu de gros doutes sur cela...

Un autre serait que les associations humanitaires, inclues dans les plans communaux de sauvegarde, en ont : et bien, pas vraiment, car elles se fournissent dans… les grandes surfaces.

À l’heure du tout-connecté et des cyberattaques, où le lien social se délite et que seulement une infime partie de la population produit sa nourriture, que se passerait-il si la chaîne d’approvisionnement connaissait une sérieuse avarie ?

Une « pathologie territoriale » se déclarerait sous la forme de troubles à l’ordre public…

 

Est-ce que les maires savent que leurs lointains prédécesseurs étaient hautement responsables sur cette question ? Réalisent-ils qu’ils se retrouveraient en « première ligne » ? L’inconscience et le sentiment d’invulnérabilité ne renforcent-t-ils pas, autant chez les jacobins que chez les girondins, cette vulnérabilité ? À l’heure de nouvelles menaces (dépendance totale au numérique, déplacements de populations, dérèglement climatique, artificialisation des terres et achats par des puissances étrangères, etc...), est-il « sage » et « responsable » de collectivement « perdre la main » et laisser s’externaliser les conditions de satisfaction de l’un de nos besoins élémentaires, à savoir, se nourrir ? »

 

Pour ceux qui souhaiteraient le lire dans sa totalité, lien en bas de page pour vous le procurer https://stephanelinou.fr/

Pour ceux qui souhaiteraient écouter Stéphane LINOU expliquer la Résilience alimentaire en cliquant sur le lien ::

https://www.youtube.com/watch?v=INiXBf31Dlw (version longue)

https://www.youtube.com/watch?v=ytriP8yiwkQ&t=74s (version courte)

 

Bonne lecture / écoute,

Stéphanie Apostoly